Pensés d'une éternelle schkoumouneuse professionnelle

La vie est impitoyable pour les rêveurs...

Titre extrait de La Fuite immobile de Gilles Archambault 

 Et rêveuse je suis, la tête perdue dans les nuages, à mille lieux de la terre que foule mes pieds et de ses réalités bassement matérielles…

 

C’est comme ça que parfois il m’arrive quelques mésaventures générant bien souvent ce que le commun des mortels appelle un « grand moment de solitude ».

 

 Je passerais rapidement sur les épisodes certes risibles mais néanmoins douloureux de faux départ alors que déjà en retard, du type se rendre compte en arrivant à l’arrêt de bus/métro ou autre que je suis partie de la maison en chaussons, voir parfois pire en chaussettes ou pied nue….  

 Avec un léger titillement tout de même, réminiscence d’un pauvre neurone encore en état de presque fonctionner correctement et tentant en vain de se faire entendre, titillement donc sous la forme d’une de ces fameuses pensés dont le tout un chacun a déjà fait l’expérience (si si j’en suis sure cherchez bien ça a du vous arriver un jour… sinon pitié ne me laissez pas une fois de plus dans ma désespérante solitude de l’éternelle incurable tête en l’air et dites oui ou inventer vous un souvenir de cette pensés insidieuse), ce fameux « je suis sure d’avoir oublier de faire un truc mais quoi ? », grand questionnement existentielle entrainant invariablement un flash back des dernières minutes… heures….

Pour trouver LA raison de ce trottinement insidieux de cette question sur laquelle chacun de votre ou vos (pour les plus chanceux) neurone(s) se focalise désespérément dans l’expectative d’une réponse miraculeuse apparaissant soudainement tel le lapin sortant du chapeau de magicien…

 Question restant désespérément sans réponse jusqu’à ce que, arrivé à l’arrêt de bus/métro, par je ne sais quel miracle de la physique ma tête tombe en avant, dirigeant mon regard vers mes pieds, révélant soudainement toute l’horreur de la situation, moi, en retard évidement, pieds nue/en chaussons/chaussettes au beau milieu de la rue….

 Heureusement parfois, l’hiver, le froid aidant la supercherie est éventé avant d’en arrivé là, quand, sur le pallier un signal d’alarme rugit dans le tréfonds de mon cerveau pour me dire que mes pieds se plaignent de la trop basse température environnante, à laquelle ils ne survivront pas longtemps si je ne me décide pas à la chausser décemment.

 

Ou encore les faux départ en bus scolaire au collège/lycée lorsque trop absorbée par mes rêveries d’attente du bus, je montais instinctivement dans ledit bus arrivant une fois de plus en retard, avec toujours cette pernicieuse pensée s’infiltrant au travers du nuage de rêverie embrumant mon cerveau pour lui demander si une fois de plus je n’avais pas oublier quelque chose, avec ce même enchainement de flash back pour savoir quoi….

 Et là c’est par je ne sais quelle association d’idée ou loi physique, que le démarrage du bus créait un mouvement de tête vers l’endroit où j’attendais quelques minutes plus tôt, faisant tomber mon regard, créant de ce fait une montée d’adrénaline et de panique, sur mon sac resté sur le bas côté seul abandonné sous cet abris bus, tel mamie laissé à la station service de l’autoroute du soleil, ou le chien attaché à l’arbre de la forêt de fontainebleau le jour de départ en vacances….

 

Hier encore c’est sur le moment du départ que, mon manteau à moitié enfilé, je me suis rendu compte en baissant les yeux pour attacher mes boutons que j’étais encore en… Pyjama….

 

Je passerais aussi les habituels oubli de clés, badge d’accès du boulot, carte de métro, lumière/radio/télé allumés en partant au boulot et autre oublis type appeler ma mère, achetez du PQ alors que ça fait déjà une semaine que c’est pénurie et que le stock de sopalin est mouru, paix à son âme, et que celui de kleenex est sérieusement entamé, l’oubli pendant deux semaines de la lettre super urgente à poster sur la table du salon alors que la boite aux lettres est juste devant la porte de mon immeuble…

 

Je passerais aussi rapidement sur la foi où par je ne sais quel miracle de la nature (si si s’en était un !) je me suis réveillée avant mon réveil, toute à l’euphorie de ne pas être en retard pour une fois, puisque généralement mon réveil sonne en moyenne une demi heure à deux heures avant que mes oreilles acceptent de percevoir sa douce mélopée, et qu’une de mes paupières ne daigne se soulever, je prend un petit déjeuner, me douche pendant une bonne demi heure m’habille sans me presser et part à priori à l’heure pour attraper le bus.

Grande première puisque je suis plus souvent adepte du marathon matinal derrière le bus, à jeun, habillée à la quatre six deux, les cheveux dans tous les sens pas peignés et encore humide de la douche prise en un temps record de 15minutes, le manteau à moitié enfilé sur un seul bras, bras qui s’agite au dessus de ma tête espérant désespérément que le chauffeur me remarque finalement au bout de moins de 5minutes (moment fatidique ou je m’écroule morte sur le bitume…), et s’arrête en râlant souvent que « faudrait voir à pas que ça soit tous les jours mademoiselle p’sque l’heure c’est l’heure et que déjà hier il c’est arrêté, et avant-hier aussi et la semaine dernière et les autres précédentes aussi, et que y a pas que vous qui prenez ce bus au cas où vous l’auriez pas remarquer…. », ou du va sonner chez ta voisine pour qu’elle te dépose en voiture en allant bosser par ce que t’as encore loupé le bus (ou bien qu’il a pas voulut s’arrêté pour la 7ème fois en 7 jours…).

Bref ce matin je peux admirer les oiseaux et la nature en allant d’un pas nonchalant à l’arrêt de bus que je n’ai pour ainsi dire jamais fréquenté…

J’arrive même la première ce qui fait deux miracles en une seule matinée, trop beau pour être vrai !

 En effet trop beau pour être vrai, puisqu’au bout de vingt minutes d’attente, alors que le bus a déjà dix minutes de retard je suis toujours seule, transi dans le froid, je regarde pour la nième fois l’énorme horloge accroché au mur de la maire en face de moi, il est bien moins vingt et le bus passe à trente.

Perturbée par ce phénomène paranormale je m’interroge, des extraterrestres seraient ils venu dans la nuit enlever toute l’humanité sauf moi ? y aurait il eu une épidémie fulgurante qui aurait réduit à néant l’ensemble de la population ne laissant pour seule survivante que moi ? Serions nous un jour férié, un samedi, un dimanche ? D’ailleurs quel jour on est ? Non pourtant je suis sure qu’on est mercredi, étrange…

Toute à mes interrogation je regarde machinalement, une fois de plus l’horloge il est moins le quart et toujours personne, aurions nous changé d’heure en plein milieu de semaine et au milieu du mois d’avril cette année, et personne ne m’aurait prévenu ?

Je vais encore être en retard et cette fois ce ne sera même pas de ma faute mais qui me croira ?

Serais je en train de rêver au chaud dans mon lit alors que les autres eux attendent réellement le bus à l’autre bout de la rue ?

Alors que je commence sérieusement à m’inquiété, mue par une volonté supérieur je regarde à nouveau l’horloge mais cette fois, l’esprit supérieur qui dirige mes yeux les focalisent sur la petite aiguille celle qui indique l’heure et non pas celle des minutes sur laquelle je m’acharne depuis bientôt une demi heure, et là l’esprit me dit que quelque chose cloche, oui, certes mais quoi ? Il y a un truc qui ne va pas avec cette horloge, qui pourtant est réglé comme une montre suisse habituellement, mon cerveau n’arrive pas encore à déterminer quoi, mais indéniablement quelque chose n’est pas à sa place.

Après 2 minutes de contemplation béate le front plissé sous l’intense réflexion métaphysique qui se joue en moi pour déterminer où est l’erreur, mes deux uniques neurones se percutent enfin et la lumière se fait en moi, ça y est sous mes yeux horrifiés la vérité m’apparaît enfin, il n’est pas huit heures moins dix comme je le pensais mais six heures moins dix….

Je rentre hagarde, encore sous le coup de cette révélation, je n’étais pas là à l’heure mais  avec deux heures d’avance….

Arrivé chez moi deux options soit me recoucher une heure, tentant mais risqué, soit m’occuper pendant une heure. La simple vue de mon lit me fait immédiatement opter pour la première solution….

Et une heure et demie plus tard, je cours une fois de plus après mon bus qui démarre déjà au loin….

 

            Je ne m’attarderais pas trop non plus sur mes tentatives de voyage en train ou en avion, grande adepte du « je suis à l’heure je vais pas le louper c’est pas normale si je me faisais une frayeur histoire de me mettre en retard et ne pas faillir à ma réputation de marathonienne du quai de gare, arrêt de bus et terminal d’aéroport » je pars donc régulièrement prendre un train ou un avion en laissant mes billets trôner fièrement sur mon bureau chez moi alors que je suis dans la voiture en direction de la dite gare ou du dit aéroport…

La plusieurs options :

Soit je suis en voiture avec quelqu’un de bien intentionné qui me connaît bien et me demande à mi chemin si j’ai bien mes billets et insiste pour que je vérifie quand même bien que j’ai assuré d’un ton plus que convainquant que « oui évidement que j’ai mes billets ! Tu me prend pour qui ? », demi tour en urgence dès que possible pour retourner à fond la caisse à la maison…. Je ne vous raconterais pas ce que je me suis pris la fois où arrivé à la maison impossible de les trouver par ce qu’en fait si je les avaient finalement mais j’avais pas regarder dans la bonne poche de mon sac à main….

Soit je suis seule et mue par mon ange gardien je suis prise d’un doute et vérifie en chemin que je n’ai évidement pas mes billets…

Dans ces deux cas au mieux je cours derrière mon train ou mon avion….

Soit ni la personne ni mon ange gardien n’on la présence d’esprit de me faire vérifier….

Et là si je suis suffisamment en avance, autant dire 1 fois sur 100, j’en suis pour acheter un deuxième billet et prendre quand même mon train/avion si tant est qu’il reste de la place dedans…

Ou bien je l’ai déjà loupé de toute façon alors bon j’ai le temps d’aller chercher mes billets mes les faire rembourser et prendre le suivant ou pas d’ailleurs.

 

Cependant parfois il m’arrive de ne pas oublier mes billets et d’être un chouilla en avance à l’aéroport, si si ça m’est arrivé une fois.

J’étais là vingt minutes avant le début de l’enregistrement des bagages, j’avais vérifié j’avais mes billets. Je patiente donc les vingt minutes dans un petit café juste en face de la zone d’enregistrement pour être sure de ne pas me louper.

L’enregistrement des bagages commence, je me mets sagement dans la file avec ma valise qui je le sais fait 25 kilos, pile poil ce qu’il faut au dessus des 20 kilos réglementaire pour ne pas payer les taxes pour excédent de valise….

Le tapis roulant et la jeune hôtesse au sourire figé de papier glacé se rapprochent petit à petit, mon tour arrive je pose ma valise sur la balance/tapis roulant, tend fièrement mon billet à l’hôtesse avec un grand sourire, fière de moi pour ne pas avoir eu à courir en hurlant d’attendre, que j’arrive et qu’il ne faut pas qu’elle ferme…

Elle prend mon billet et là je vois ses sourcils se froncer, prise d’un doute je regarde l’écran au dessus de moi, pourtant si je suis au bon endroit y a marqué Lyon et je vais effectivement à Lyon, à moins qu’il y ai un autre Lyon-Toulouse à la même heure aujourd’hui je suis au bon endroit, alors pourquoi elle a les yeux froncés et me regarde bizarrement ?

Je lui ai quand même pas donné le billet de retour ? Non impossible puisque je ne l’ai pas encore, alors quoi ?

C’est là que Lucette toujours interloquée me lance « mais…… c’est pas la bonne date….. votre vol c’est le même mais demain madame… »

J’entends le jeune homme derrière moi retenir péniblement un fou rire et l’ado boutonneuse de la file d’à côté pouffer de rire…

Je reste sans voix, pendant que mon cerveau tente de réfléchir à toute allure « bon dieu mais Claire qu’est ce que t’as encore foutus ! Pourtant tu le savais que tu partais aujourd’hui, mais attend et ton billet de TGV à Lyon il est pour quelle date ? Tu l’as aussi pris pour demain et t’es débile profonde d’être là aujourd’hui ou tu l’as bien pris pour aujourd’hui LUI auquel cas si tu peux pas prendre l’avion aujourd’hui tu l’as dans le c** profond pour demain quand tu arriveras à Lyon…. Et puis si tu peux pas prendre l’avion aujourd’hui tu va faire comment ce soir ? Tu va dormir où ? »

Je la regarde paniquée bredouillant des choses inintelligible dont j’ignore moi-même la signification, attrape le billet qu’elle me tend regarde et constate qu’effectivement la date est celle du lendemain…

Fébrilement je fouille mon sac à main à la recherche de mon billet de TGV, les larmes aux yeux alors que ce ne sont plus deux personnes qui rigolent derrière moi mais une bonne vingtaine d’individus qui poussent du coude en racontant ma mésaventure à leurs voisins qui ne tardent pas à se joindre à l’hilarité générale.

Je le trouve finalement et complètement paniqué constate que lui est daté d’aujourd’hui…

C’est le début des vacances et ça fait un mois au moins que tous les TGV au départ de Lyon sont complets donc si je n’ai pas celui là je n’ai aucune chance d’en avoir un avec une place libre demain…

Elle m’interroge du regard mi compatissante mi prête à rire avec les autres, j’arrive péniblement à articuler un « je fais quoi maintenant ? » plus pour moi-même que pour elle.

Finalement elle me prend en pitié et me propose de prendre mon nom au cas où il resterait des places à la fin de l’enregistrement elle me fera passer avec mon billet de demain. Elle me demande de rester à porté de voix.

S’engage alors une interminable attente dans l’angoisse, il ne faut pas que je loupe son appel si par miracle il restait une place, et en même temps mon cerveau ne cesse de penser à autre chose « comment j’ai pu acheter deux billets dans la même agence de voyage au même moment et demander deux dates différentes alors que je savais pertinemment qu’il me les fallait pour le même jour ? Qu’est ce que je vais faire et comment si jamais il  n’y avait pas de place dans l’avion ? Je ne peux quand même pas rappeler ma cousine qui c’est déjà farcie une heure de route aller puis une heure retour pour m’amener à l’aéroport, pour lui dire de revenir me chercher par ce que finalement je pars que demain…. Et puis si je part demain comment je vais faire pour mon TGV,  je vais quand même pas appeler ma mère pour lui demander de faire deux heures et demi de route demain pour venir me chercher à l’aéroport à Lyon alors que je suis sensé arrivé en TGV ce soir à la maison……. »

Je suis perdue dans mes réflexions quand je me rend compte que l’embarquement est terminé et que, à mon grand damne, je ne suis pas la seule à espérer qu’il reste de la place dans l’avion…

L’hôtesse arrive, annonce qu’il ne reste que cinq places, on doit être une bonne dizaine autour d’elle, l’angoisse reprend alors le dessus quand le premier, le deuxième, le troisième puis le quatrième nom appelé ne sont pas le miens, j’ai encore les larmes aux yeux et mon corps tremble lorsque l’hôtesses s’apprête à appeler le dernier nom…. Le miens….

   Non je ne m’attarderais pas sur ces histoires là par ce qu’aujourd’hui je voulais parler de ma dernière gaffe, de celle qui a du faire un heureux.

 

Je ne m’étendrais pas sur cinquante pages non plus puisque l’histoire est courte, et bien que les autres ne soient pas anodines celle là est à mon sens la plus pitoyable.

Ce jour là et depuis plus d’une semaine je me trimballais sans un sous en poche comme bien souvent, malgré les recommandations incessante de tout le monde comme quoi il faut toujours avoir au moins 5 euros sur soi au cas où…

Oui mais moi j’aime pas avoir des sous sur moi, et en plus de toute façon si j’en ai je finis toujours par les dépenser inutilement pour acheter des conneries, où au moment de payer tu trouve toujours des milliers de raisons meilleures les unes que les autres pour acheter cette merveille dont je n’aurais jamais l’utilité et qui finira à prendre la poussière au fin fond d’un placard, alors qu’une fois dehors je n’arrive même plus a savoir pourquoi je l’ai acheté et quand je vais bien pouvoir m’en servir…

Alors que si mon porte monnaie est vide pas de tentations, quoique….

Bref, forte d’une nième remonté de bretelle et de leçon sur le bienfondé d’avoir toujours du liquide sur soi, de l’importance du billet de 20 en cas de taxitage urgent ou de sortie baresque de dernière minute, ou encore de dévalisage de pharmacie de dernière minute, et autres raisons toutes plus sages les unes que les autres, je me décide à aller au DAB pour tirer l’un de ces salvateur billet bleu.

Me voilà donc partie armée de ma carte bleu, vers le DAB la poste (traduction ça va encore me couter un euro de tirer 20 euros puisque je suis à la BNP, qu’il y a pas de distributeur BNP dans le coin et que chez eux faut retirer dans les DAB BNP sinon au bout de cinq retrait chez une autre banque faut payer par ce que tous les moyens sont bons pour te piquer un euro… Si si même à mon guichet BNP de MA banque où que j’ai MON compte ben faut que je paye 5euros pour retirer de l’argent et si je suis pas contente j’ai qu’à utiliser le DAB dehors qu’est en panne et pis c’est tout!) j’introduis ma carte, jusque là tout va bien.

Je me trompe une fois dans mon code que j’ai fais à l’envers par ce que retenir quatre chiffres c’est dur mais les retenir dans le bon ordre c’est pire, je me suis déjà fais avaler plusieurs fois ma carte comme ça, j’avais le bon quarté…. Mais dans le désordre…

Bref après un premier essai infructueux, je me concentre correctement pour taper tous les chiffres dans le bon sens et y arrive enfin.

Je sélectionne 20 euros un ticket oui s’il vous plaît, attend récupère et range mon bazar et m’en vais.

C’est une fois arrivé chez moi que prise d’un doute affreux je vérifie dans mon porte feuille que j’ai bien récupérer ma carte, oui elle est là avec mon ticket mais pas le billet, tiens bizarre, je l’aurais rangé ailleurs ?

Non je l’ai tout bonnement oublié sur le distributeur, j’ai bien pris le ticket et ma carte sortis en premier du distributeur et je suis partie comme une fleure sans attendre que le billet sorte lui aussi…

J’y suis retourné quand même au cas où on peut toujours rêver… J’aurais au moins fait un heureux ce jour là de la personne passée derrière moi…

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Urgences..... Biper Benton......

 

 

Ce jour là rien n’aurai pu le différencier d’un autre jour, il fait beau et le soleil inonde ma vallée, il se reflète sur les arrêtes montagneuses qui entourent ma maison, en éclaire toutes les aspérités révélant au monde cette cohabitation prodigieuse entre la pierre et la nature, entre ces blocs dur et silencieux dessinant l’histoire du monde, et cette végétation qui s’accroche à ses pentes abruptes liant la vie à l’histoire, habillant ces montagnes immuables de leurs plus beaux atours. Changeant sa parure au milles couleurs au grès des saisons.

 Dehors le monde s’éveille, quelques oiseaux, éveillés par le soleil se chauffent la voix timidement, quelques aboiements retentissent au loin, le vent souffle sa légère bise au travers du feuillage des arbres.

 Aujourd’hui il est prévu d’aller courir les pépinières, à la recherche de fleurs aux couleurs chatoyantes pour orner le jardin et la maison, c’est une belle journée pour aller flâner dans des champs de fleurs, j’en oublierais presque qu’elle est là tapie dans l’ombre, guettant la moindre opportunité, remâchant son plan pour la prochaine attaque, une attaque fulgurante et imprévisible.

 Le départ est donné et nous voilà partit dans un périple au milieux de couleurs et de senteurs enchanteresses, des fleurs par millier, toutes plus colorées les une que les autres, on croirait une palette d’artiste avec ses touches de couleurs à perte de vue et parfois de ci de là des mélanges formant des tourbillons colorés.

Chaque pas est un plaisir des sens tant de formes et de couleurs différentes, tant d’odeurs qui viennent nous enivrer…

 Les heures passent dans cet Eden à une vitesse fulgurante et, alors que nos avons l’impression de venir tout juste d’arriver, il est déjà l’heure de partir, il reste pourtant encore tellement à voir et à sentir.

 C’est les bras chargés de plantes colorées aux senteurs entêtantes que nous repartons vers la voiture.

 C’est là sur ce parking à quelques mètre de la voiture qu’elle a frappé, alors que j’étais encore sous le charme de cette journée, les yeux emplis du souvenir de toutes ces couleurs magnifiques, entourée du souvenir de ces senteurs merveilleuses, dont les quelques fleurs que j’ai dans les bras ne sont que le pâle reflet.

 C’est là que j’ai été tirée brutalement de ma rêverie, d’un coup elle a balayé en l’espace d’une fraction de seconde tout ces souvenirs et cette sensation de bien être et de sérénité procuré par ma journée.

 Une douleur fulgurante et violente, me barrant le bas ventre m’a stopper net, le souffle coupé j’ai lâché mes précieux biens me retrouvant pliée en deux incapable de faire un mouvement, seul les larmes ont réussi à se frayer un chemin jusqu’à mes yeux, et un gémissement faible a tenté de traverser mes lèvres.

 J’ai l’impression que l’on vient de me transpercer le côté droit du ventre, il m’est alors impossible de faire un pas de plus, le moindre mouvement fait irradier la douleur autour du point d’impact.

 Du fond du puits où la douleur m’a jeter je sens des bras venir me soutenir et m’emmener jusqu’à la voiture, où l’on m’installe semi-comateuse. Le voyage me parait interminable et la moindre aspérité de la route, la moindre petite secousse de la voiture envoie des décharges de douleurs à travers mon corps.

 Je me rends à peine compte de l’arrivé chez le médecin presque ami de ma chère infirmière de mère, qui n’arrête pas de traiter tout médecin à des kilomètres à la ronde de cons incapables….. C’est donc dans une confiance toute relative, noyé au milieu de la douleur, que j’entre, soutenue par ce que je pense être les bras de mon père, dans le cabinet de cet incapable notoire, enfin si l’on peut considérer que l’avis partial de ma génitrice est notoire, mais néanmoins unique médecin ouvert un samedi en milieu d’après midi…

 C’est là qu’après m’avoir allongée sur une table il s’attaque joyeusement et sadiquement à m’enfoncer ses doigts, tel des rouleaux compresseur, dans mon abdomen déjà douloureux, manquant de me faire défaillir à l’occasion, tout en demandant innocemment avec un air naïf : « ça fait mal quand j’appuie là ? ». Les larmes aux yeux, les dents serrées je ne répond même pas mais le regard noir chargé de haine parle pour moi, il soupir, retourne à son bureau sort son bloc d’ordonnance et commence à écrire sans un mot, même pas une excuse pour m’avoir ruiner le peu de ventre qu’il me restait, j’ai l’impression que tout n’est que bouillie à l’intérieur après le passage ravageur de ses doigts maudits.

 Il tend le papier d’un air résigné et annonce qu’il s’agit d’une lettre à présenter aux urgences pour l’hospitalisation, serre la main de mes parents et nous congédie rapidement sans la moindre marque de compassion ni pour mon état ni pour avoir fait empirer les choses….

 Je me pensais sauvée en arrivant aux urgences, en tout cas mes lambeaux de consciences émergeant ponctuellement voulaient y croire, il n’en fut rien, le corps médical doit intégralement être composé de sadomasochiste j’en ai l’intime conviction en tout cas quand l’interne de garde, ayant pris une bonne vingtaines de minutes pour finir son café avant de daigner venir s’assurer que j’étais bien à l’agonie comme le scandait mon paternel, après avoir lu consciencieusement la lettre me regarde avec un magnifique sourire jusqu’aux oreilles, me fait déshabiller, allonger sur une table, et sans prévenir m’enfonce lui aussi les doigts dans le ventre au même endroit que son prédécesseur et, posant la même question, sur le même ton empreint d’innocence et de naïveté… Réveillant par la même le pic de douleur causé par le précédent compressage qui commençait tout juste à se calmer…

 Souriant un peu moins en voyant que je suis sur le point de tourner de l’œil, il marmonne un « je vois » plus pour la forme que par ce qu’il voit vraiment quelque chose, et si moi je ne vois rien je sens… Il appelle sa collègue, demande à mes parents de sortir, ferme la porte derrière sa collègue au même sourire d’apparence amical, n’étant en fait que le reflet de la jubilation intérieur de son côté sado qui sait, lui, ce qui m’attend maintenant….

 Ils me retournent sur le ventre, j’entends un claquement quand elle enfile son gant en latex et me dit d’une voie mielleuse : « vous avez de la chance que ce soit moi qui vous le fasse…… J’ai les doigts beaucoup plus fins que mon collègue…. ». Réflexion dont je ne saisis pas instantanément le sens, mais seulement quelques minutes plus tard quand je sens son doigts s’enfoncer vigoureusement et rapidement dans mon pauvre derrière rare endroit qui jusque là était resté indolore… Et la voilà qui recommence le compressage de mon ventre mais de l’intérieur cette fois, et toujours cette même question « ça fait mal là ?..... et là quand j’appuie comme ça ?...... et si j’essaie de l’autre côté ? ».

 C’est au bord de l’apoplexie qu’on me laisse finalement enfin en paix, le labourage intérieur/extérieur étant fini, ils admettent que cela nécessite une hospitalisation et quelques examens sanguins pour vérifié qu’il s’agit bien d’une appendicite comme les symptômes semblent le montrer. C’est donc avec quelques litres de sang en moins (bon certes peut être pas litres mais millilitres, mais la douleur, la fatigue et les sévices subit faussent un peu le jugement à ce moment là…) que l’on m’amène dans une chambre blanche fleurant bon la javel et l’éther, où l’on me file quelques comprimer à avaler avant de me laisser enfin me reposer dans la douce torpeur provoqué par les antalgiques….

 L’enfonçage de doigts dans un ventre douloureux doit être un jeu ou le sport national du corps médical, puisque quelques minutes après mon arrivé je suis réveillé par le chirurgien, prévenu par ces deux sbires des urgences, qui a son tour m’enfonce allègrement les doigts dans le ventre en posant l’inévitable question qui maintenant me donne de violent accès de rage intérieur, qui si j’en avais la force se matérialiseraient en un formidable crochet du droit dans le menton de ce George Clooney d’opérette, dont l’action ravageuse des doigts annihile totalement l’effet des antalgiques ingéré précédemment…

 Ce n’est qu’après m’avoir arraché lui aussi quelques larmes de douleur qu’il annonce à l’infirmière cachée derrière lui « on reste en observation sur la nuit, demain matin à la première heure elle part en écho et on avise à ce moment là pour l’opération » et disparaît, elle c’est moi et elle aurait apprécié une explication à tout ces mauvais traitements plutôt que de sentir comme un jouet entre leur mains qui ne vaut même pas la peine qu’on lui adresse la parole pour autre chose que le sacrosaint « ça fait mal ? »…

 L’infirmière l’air compatissant s’approche pose délicatement une main sur mon bras et m’annonce d’une voix douce, qu’elle va m’apporter à manger et qu’après je pourrais enfin dormir et me reposer. Enfin apporter à manger c’est vite dit, heureusement que je mourrais pas de faim et que la douleur limitait considérablement mon envie d’ingérer quoique ce soit, puisque le repas se composait en tout et pour tout d’un bol à demi remplis d’eau chaude ayant vaguement le goût d’un bouillon de légume…

 Le « après avoir mangé vous pourrez vous reposer » est aussi très relatif elle avait juste omis de précisé qu’il serait d’abord suivit d’une prise de température, tension, encore sang, de l’observation agressive de mes pupilles….

C’est finalement après l’ingestion merveilleuse d’une deuxième salve d’antalgiques que je sombre enfin dans un sommeil comateux presque réparateur.

 Je suis réveillé le lendemain par un demi-bol d’eau chaude cette fois ci ayant à peine eu le temps d’entrer en contact avec le sachet de thé, retiré vivement par l’infirmière avant que l’eau n’ai eu le temps de prendre une coloration pouvant indiqué qu’il s’agissait bien de thé.

Elle s’adonne ensuite au rituel température/tension/pupille, me pose une bouteille d’eau de 2L sur la tablette et m’annonce, fendu d’un sourire que j’ai une demi heure pour l’avaler entièrement et qu’a partir de maintenant je n’ai plus le droit d’aller aux toilettes et qu’il est hors de question que je fasse pipi tant qu’on ne m’y aura pas autorisé.

Regard horrifié de ma part et naïvement je lui explique que si je bois toute cette flotte fatalement j’aurais une envie urgente justement de faire pipi…. Elle rigole et me dit « c’est le but » avant de disparaître me laissant dans le désarroi le plus total.

 C’est donc remplie d’eau jusqu’à ras bord qu’elle me case dans un fauteuil roulant pour me descendre en écho, qui comme je me suis rendu compte sur place en arrivant n’était autre que la salle d’échographie, où un nouveau docteur à l’air charmant (dont maintenant je me méfis comme la peste puisque jusque là leur air charmant se soldait inévitablement par un acte de torture) me fait allonger sur une table, à ce moment je crains que lui aussi ne m’enfonce ses doigts allègrement dans mon ventre réduisant une fois de plus l’effet des antalgiques à néant… Il n’en fit rien à la place me remonte la magnifique chemise de nuit d’hôpital, celle qui ne cache que devant et laisse l’arrière à la vue de tous… saisi un tube au contenu gélifié bleu, au moment où il m’en asperge le ventre me congelant sur place me dit : « attention ça risque d’être un peu froid… », et profitant que mon attention c’est détourné sur cette gelée bleu, m’enfonce fourbement une espèce de poire dans mon ventre qui en plus d’être douloureux est rempli de ma vessie au bord de l’explosion….

 Je le maudit intérieurement tout en essayant de ne pas me faire pipi dessus et m’attend à la question fatidique qui finalement ne vient pas, et pour cause il ne se contente pas d’appuyer mais malaxe allègrement mon ventre se déplaçant sans relever ni relâcher la pression de la poire, tout en fixant un écran que je ne peux voir, et ne s’intéresse aucunement à la douleur qu’il provoque ni même à si je suis toujours en vie ou consciente.

Au bout de dix minutes de ce calvaire la pression se relâche et avec un sourire qui n’augure rien de bon me regarde et me dit « les toilettes sont là » en me montrant une porte « vous pouvez aller faire pipi » je défaille de joie, en entendant ces paroles, ça y est je vais être délivré, je vais enfin pouvoir vider ma pauvre vessie tendue voir même distendue tellement elle est pleine, quand il ajoute «  mais pas tout, vous faite environ la moitié et vous vous arrêtez et vous revenez. », je ne jubile plus le regarde interloqué, mais il semble tout ce qu’il y a de plus sérieux au monde.

 Je réfléchis et conclu finalement que ce sera toujours mieux et qu’au moins je ne serais plus au bord de l’explosion interne de ma vessie, ce qui très franchement est peu glorieux comme mort : « ci git Claire suite à une explosion vésicale interne»…..

 Quelle erreur que de croire que se délester d’une partie seulement du contenu de sa vessie est mieux que de la garder tendue à bloque. Si les premiers instant sont limite jouissifs, ils sont alors remplacés par l’angoisse de ne pas être en mesure de s’arrêter, puis par la douloureuse expérience de l’arrête avant la fin…. Oui la vessie se veut pleine ou vide mais ne souffre pas les niveaux intermédiaires et le fait savoir, l’envie est pire à demi vidée que pleine, se retenir est plus ardue et c’est la mort dans l’âme et concentré pour ne pas me faire dessus que je retourne dans la salle d’examen où je comprend qu’il va de nouveau enfoncer sa poire et malaxer ma vessie sadiquement, lorsqu’il se saisi du tube de gelé bleue.

 Je ferme les yeux et serre les dents le temps qu’il s’amuse sur mon ventre, retenant mes larmes et espérant que cela ne dure pas trop longtemps sinon c’est définitif je me fais pipi dessus, ma vessie ne tiendra pas longtemps sous ce traitement… Je suis en train d’admettre que ce n’est pas si grave de me faire pipi dessus dans ces conditions et de prendre la décision de me laisser aller et tant pis pour lui et les qu’en dira t’on c’est décidé je me fais dessus par ce que trop c’est trop et que j’en ai marre d’avoir mal, quand la pression cesse et qu’il déclare que je peux aller finir de faire pipi.

Jamais les toilettes ne m’ont paru être un endroit aussi merveilleux que maintenant, j’ai l’impression de vivre la chose la plus merveilleuse et de presque éprouver le plus grand bonheur du monde si je n’avais pas eu cette douleur chevillé au ventre, alors que je me vide complètement de ces litres d’eau avalés quelques heures plus tôt.

La dernière partie de l’examen ne semble plus si horrible que ça, la douleur est là mais avec la pression en moins de ma vessie cela semble presque ridicule….

 On me remonte dans ma chambre, où, morte de fatigue à cause de cette péripétie légèrement shootée aussi par les cachets que l’on me fait ingurgiter, je sombre comme une masse dans un sommeil de plomb.

 Je suis réveillée quelques heures plus tard par l’infirmière et son bol d’eau chaude en guise de repas de midi, qui m’annonce que l’on va m’opérer et que cette après midi elle viendra me préparer à l’opération, je ne saisi pas ce que veux dire préparer quelqu’un à une opération et m’imagine toutes sortes de choses plus abracadabrantes les unes que les autres… Et quelle n’est pas ma surprise lorsque je la voie arriver avec un rasoir électrique et un bassin, et qu’elle commence à me raser intégralement entre le nombril et les genoux.

C’est encore hébétée que l’on m’emmène dans une pièce intégralement carrelée où trône fièrement un siège en plastique sur lequel elle m’installe après m’avoir déshabillé, et commence à me doucher.

Sur le moment je trouve ça agréable de pouvoir enfin prendre une douche, enfin jusqu’à ce que je réalise qu’elle n’utilisera pas du gel douche et du shampoing pour me laver mais un liquide rouge qui pue, de la Bétadine….. Je ressors de là intégralement rougeasse et puante...

 S’ensuit quatre interminables jours, rythmés par les visites du chirurgien et de ses doigts maudits s’enfonçant inlassablement dans mon abdomen douloureux, par les visites de l’infirmière et de son thermomètre/tensiomètre/lumière agressive pour voir mes pupilles/seringue pour analyse de sang et douche puantes et rougeasses à la Bétadine matin et soir…. Mais pas de celle de mes camarades qui eux se morfondent en classes écoutant, ou pas, nos divers professeurs vanter les mérites de la fonction intégrale, de la collision de la plaque eurasienne  contre la plaque indienne, du champ lexical de la pluie dans un texte de Maupassant ou encore de la règle d’or dans l’art de la renaissance…

 Quatre jours au bout desquels le chirurgien a bien faillit signer son arrêt de mort quant il est venu me dire en milieu d’après midi que finalement non il allait pas m’opérer et m’enlever l’appendicite mais plutôt me renvoyer chez moi avec une montagne d’antibiotiques et d’antalgiques et que ça suffirait probablement, qu’il attendrait la prochaine crise pour l’enlever que ça valait mieux comme ça, et que donc je pourrais partir d’ici une ou deux heures…. Alors que le matin même il m’annonçait que l’opération était pour le soir même, que j’ai eu le droit à une douche puante supplémentaire le midi en prime pour l’occasion, que depuis la veille au soir je n’avais plus le droit d’ingurgiter quoique ce soit même pas un verre d’eau ni mes pilules salvatrices, que dans la foulé un autre médecin est venu me harceler de questions dignes d’interpole en prétendant être l’anesthésiste… Et que bordel ça faisait presque une semaine que je me faisais chier comme un rat mort dans ce foutus lit à subir ces assauts sadiques quotidien d’enfonçage de doigts dans le ventre !!!  Tout ça pour rien….

 J’ai vu rouge, il a du le sentir puisque prétextant une soit disant urgence il a disparu me laissant seule avec ma colère prisonnière d’un lit, et de mon mal de bide toujours présent, de mes sombres pensées à l’idée du retard de cours accumulé, pour rien, qu’il me faudrait rattraper tout en suivant les cours du moment, moui bon j’admet que ce moment de déprime passager concernant mes cours n’a pas duré longtemps, juste les 30 secondes que mon cerveau à mis pour se rappeler que de toute façon même en temps normal je ne suivais et n’apprenais pas mes cours et que donc ça ne ferait pas de différence, maigre soulagement tout de même puisque je venais de perdre une semaine de potins et d’histoires dignes des commérages d’une concierge portugaise, qui seraient presque irrattrapables en tout cas qui seraient réchauffés et donc n’auraient plus le côté excitant et jouissif du commérage scoop, et ça, ça c’était dur !!

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La SNCF à nous de vous faire préférer le Train....

 

 

Mon premier week end depuis 8 semaines où je travail pas, mon premier week end depuis 8 semaines où je peux rentrer chez moi, enfin rentrer c'est vite dit!
A peine monté dans le train jeudi soir, avec un air de vacances pour ce week end de trois jours que j'ai finalement réussi a prendre enfin imposé surtout avant de finir 6 pieds sous terre... Que la voix du chauffeur nous annonce gentiment que nous auront du retard et que suite à la chute inopiné d'un caténaire sur la voie nous allons être déroutés par Aix les Bains ce qui nous fait un léger détours donc un léger retard à ajouter au retard du départ...
Déjà ça commence bien mon week end tant attendu se trouve déjà amputé d'une demi heure alors qu'il n'a même pas commencé et que je ne suis même pas partie de Lyon....

Nous arrivons finalement à partir après avoir relargué non sans des cris de protestations toutes les personnes voulant aller entre Lyon et Chambéry puisque qui dit déroutage dit pas d'arrêt aux gares prévus dans cet intervalle...

Je commence à me détendre quand, nous nous immobilisons au milieu de nul part, j'essaye de repéré où je suis mais ne voit que des champs de maïs autour de moi, nous voilà arrêtés sans raison au milieu de la pampas et ce foutus conducteur qui ne prend 2 secondes pour nous expliquer la raison de cet arrêt qu'après 15 min interminables d'attente dans l'angoisse, comme vous pouvez vous l'imaginer, et nous avions raisons de nous angoisser nous sommes arrêté par une défaillance du train, le conducteur bidouille pour pouvoir nous emmener à la prochaine gare où l'on pourra nous réparer.
Après un autre interminable quart d'heure le train s'ébranle enfin, et mon week end se retrouve amputé d'une autre demi heure...
Et ce n'est pas finis puisque arrivé à la gare la plus proche il nous faudra encore attendre l'intervention des mécaniciens avant de pouvoir repartir une demi heure plus tard...

Tout semblait aller de nouveau bien je voyais les gares se succéder me rapprochant à grande vitesse de mon chez moi, quand à 40minutes de chez moi le wagon est envahit d'une odeur insoutenable de plastique brulé, notre premier réflexe est de fermer les fenêtres pensant que l'odeur vient de dehors, mais ça empire et force nous est de constater que ce n'est pas dehors que ça brule mais dans le train...
Petit mouvement de panique, réouverture des fenêtres pour pouvoir respirer et tentative de mettre la mains sur un foutu contrôleur, sont jamais là quand on a besoin d'eux ceux là...
Il fait une fois le tour du wagon pour constater juste qu'effectivement ça pue le cramé et qu'on est en train de nous intoxiqué, une gare passe mais on nous dit de ne pas descendre qu'il ne sert à rien de s'affoler...

Nous roulons donc toujours dans cette odeur qui pique les yeux et prend à la gorge, le contrôleur part chercher un de ses comparses et ils commencent à inspecter le train pour trouver l'origine de l'incendie qui brule manifestement quelque part, une deuxième gare passe sans que le train s'arrête pour autant, et oui comme ils n'ont pas identifié l'origine ni le lieu de l'incendie, malgré l'odeur et le léger voile de fumé qui imprègnent les lieux ils estiment qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter et que tant qu'il n'ont pas d'autres preuves d'un incendie il n'y en a pas...

Plus qu'une gare et je suis chez moi, je croise les doigts pour y arriver sans encombre, avant que mon wagon ne soit bloqué au milieu de nul part ou pire sous l'un des tunnels qui me séparent encore de chez moi, en feu, d'arriver avant que les plus nerveux des passagers qui sous l'angoissent sont comme des Lions en cages...

Par je ne sais quelle heureux hasard j'arrive saine et sauve, intoxiquée et avec plus d'une heure et demi de retard certes, mais sauve chez moi.

Le week end se passe sans heurt, j'en oublierais presque ma mésaventure de jeudi soir.

C'est confiante que lundi matin (ce matin donc) je remonte dans le train qui va me ramener à Lyon, mais c'était sans compter sur ma schkoumoune toujours fidèle au poste, la première heure se passe sans encombre et je ne me doute de rien quand le train arrive en gare de Chambéry, à ce moment là je pense encore utopiquement que tout va bien se passer et que je serais à l'heure au travail...
Le train s'immobilise à quai des voyageurs descendent cédant la place à ceux qui montent.
Alors que nous devrions déjà être repartit la voix du conducteur retentit à travers ces haut parleur miniatures incrustés dans le plafond, il nous annonce que nous sommes bloqués à quai pour une vingtaine de minutes, un train à du retard et nous ne pouvons pas passer sur l'unique voie sortant de la gare tant que celui çi n'est pas arrivé.
Je prend mon mal en patience, bon 20 minutes ce n'est pas si grave je passerais pas poser ma valise chez moi et irais directement au boulot avec tant pis, ça va le faire...

Nous repartons enfin, le train roule un petit quart d'heure quand il s'immobilise de nouveau au milieu de nul part, décidément les trains aiment bien s'arrêter au milieu des champs de maïs, ce ne sont pas les mêmes qu'a l'allée mais ça reste des champs de maïs quand même qui nous entourent...
On nous annonce immédiatement que ce n'est rien juste un arrête de service et que nous seront repartis dans 2 minutes, ouf j'ai faillis penser au pire...

Oui mais 15 minutes plus tard nous sommes toujours arrêter au même endroit, la SNCF à la minute longue je crois...

Re la voix du conducteur, finalement l'arrêt de service de 2 minutes c'est transformé en arrêt à durée indéterminé le train juste devant nous est en panne sur la voie et ne peut repartir.

attente interminable appels au boulot de toute part, moi y compris, pour annoncer que nous aurions nous aussi un retard indéterminé au boulot...
Léger emportement de ceux qui ont une correspondance à prendre à Lyon....

après une dizaine de minutes on nous annonce qu'il va falloir que la rame en panne devant nous soit enlever du rail car il ne peut repartir et que l'opération va devoir prendre une heure, nous n'aurons qu'un retard de presque 2h sur l'horaire prévu, peanuts bien sure, et que pour ceux qui ont des correspondances elles ne seront pas assurées il l'auront dans le .... baba bien sure.
L'impatience monte au sein des passager qui ne guettent qu'une chose, de voir poindre le bout du nez d'un contrôleur pour le lyncher sur la place publique, il nous reste 2 heures avant l'arrivée à Lyon, largement le temps d'en faire de la chaire à saucisse...

L'heure d'attente fut longue, l'heure de trajet restant aussi...
mais la série catastrophe était finie enfin!

Le contrôleur à bien faillit mourir vraiment quand il a annoncé qu'aucun billets sur ce train ne serai remboursé, pas même partiellement, malgré les désagréments endurés, ben oui on rembourse pas les billets sur un TER quelque soit le temps de retard, les correspondances loupés ou autre Aléas comme ils disent (moui enfin 2 fois en presque 3 jours je sais pas si on peut encore appeler ça des aléas...), on n'avait qu'a prendre le TGV si on voulait être remboursé!!!


Ah merci la SNCF à eux de nous faire préférer le train.....

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You were my light, now my shadow that follows me, my fallen angel.

 

 

Je crois oublier, je crois vivre mieux
Je ne fais que cacher, je ne fais pas mieux

Et parfois à la surface, apparaissent quelques traces
D’un passé lointain, d’un passé souvent anodin

Où nos rires et nos joies s'entremêlaient
Où l’absence maintenant laisse une plaie

Je crois vivre en faisant comme si de rien n’était
Je ne fait que survivre avec le souvenir de ce qui était

Je subis l’intolérable cruauté
De cette absence tant redouté

Je revois encore ce chemin
Où je cherche en vain

Quelques bribes de ton rire oubliées
Mais ton absence c’est déjà installé

J’ai enfouit au plus profond de moi le passé
Mais il n’a de cesse de remonter

Rouvrant cette plaie dont la souffrance
N’est autre que le fruit de ton absence

Mon âme fatiguée, mon cœur déchiré
N’oublieront jamais combien je t’aimais

Combien la vie était douce
Sans la mort à tes trousses

Mon amour cristallin
Aura pourtant été vain

Face à cette insidieuse souffrance
Seule cause de ton absence

Je revois cette complicité dont le souvenir me ronge
Je n’ai pu l’oublier mais elle semble tirée d’un lointain songe

Je croit oublier, je croit vivre mieux
Je ne fais que cacher, je ne fais pas mieux

Et parfois à la surface, apparaissent quelques traces
D’un passé lointain, d’un passé souvent anodin

Mon âme fatiguée, mon cœur déchiré
N’oublieront jamais combien je t’aimais

Mes souvenirs, vestiges d’un temps passé
Où ton absence n’était pas encore installée

Vestiges d’un autre temps
Qui nous unissent au-delà du temps

Resteront à jamais
Les gardiens du temps où je t’aimais.....

Pour celui, partit trop tôt, qui ne pourra pas lire ces mots....

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Lorsqu'elle m'a volé mon âme...

 

 Elle sait oui elle sait où frapper, où appuyer pour faire mal, comment me rabaisser au rang de larve indigne de fouler cette terre, comment faire comprendre que définitivement je n’ai pas ma place ici, et que si je persiste à vouloir rester il faudra que j’en paye le prix, un prix bien élever pour une seule personne, un prix qui détruit et mine de l’intérieur, un prix qu’elle a, dans son esprit machiavélique, formenté pendant des années, embriquant chaque pièce de son puzzle minutieusement, sans jamais laisser le moindre indice filtrer.

 

Et puis un jour sans prévenir la première étape de son plan c’est enclenchée, elle n’avait déjà que trop patienté, 5 ans d’attentes, 5 longues années avant de mettre son plan à exécution, 5 années de planifications et de vérification des détails…

5 années d’insouciances pour moi, ne me doutant pas une seule seconde de ce qui allait me tomber dessus, ne sachant même pas que c’était possible, n’osant même pas imaginer que ça pourrait m’arriver un jour.

 

C’est comme ça que, targuée de mon insouciance, je restais avec lui toute confiance, jouant et m’amusant comme à l’accoutumé.

En 5 ans de ma petite vie il n’avait jamais été autrement qu’il aurait dû être, jouant avec moi comme n’importe quelle personne joue avec un enfant, peut être ignorait-il encore tout des sombre dessins qu’elle projetait de lui faire faire à l’époque.

Pourtant ce jour là rien ne semblait différent des autres jours, il y avait les mêmes oiseaux dehors chantonnant les même refrains qu’a l’accoutumé, les mêmes rayons de soleil qui faisait briller la surface lisse de l’étang derrière la maison, le même air frais apporté par une petite bise coutumière des lieux.

Pourtant ce jour là rien dans l’atmosphère de la maison ne semblait présager que l’attaque aurait lieu avant la tombée de la nuit, comme si le monde tout à ses affaires ne voyait et ne présentais pas ce qui se tramait dans l’ombre.

L’attaque minutieusement orchestrée aurait lieu dans l’indifférence la plus totale, chacun vacant à ses occupations sans se douter une seconde de ce qu’il pouvait se passer dans cette petite pièce exigüe.

 

La stratégie du efficace, première étape attirer la cible, quoi de plus facile quant il s’agit d’une enfant qui ne s’étonne de rien et pour qui tout est propice aux jeux, pour qui n’importe quel endroit peut devenir un terrain de jeux nouveau ?

Quelques jeux savamment choisis sont disposé sur le lieu du crime en guise d’appât et le tour est joué, il faudra peu de temps pour me ferrer.

Deuxième étape mettre la cible en confiance et quoi de mieux que de le faire en commençant par réellement jouer aux jeux ayant servi d’appât ?

Troisième étape lancer l’attaque, non pas une attaque fulgurante, mais plutôt jouer sur le registre de l’escalade, un effleurement, une main mal placée.

Et là c’est le début de la chute, l’angoisse qui apparaît, par ce que même sans savoir si ce qui se passe est bien ou mal c’est un jeu que je ne connais pas, dont les règles m’échappent, dans le fond je sais que ce n’est pas un jeu habituel personne n’en a jamais parlé autour de moi, et puis pourquoi la porte est fermée ? Personne ne ferme la porte de sa chambre pour jouer, à moins de faire une bêtise ou alors qu’on l’ai fermé pour nous par ce que nous faisions trop de bruit, dérangeant les autres occupants de la maison.

Mais là ce n’est pas le cas, venir jouer dans cette chambre ne semble pas être une bêtise, et puis ce puzzle n’est pas bruyant surtout que nous n’avons pratiquement échangé aucune paroles puisque j’étais trop absorbée à trouver où mettre cette pièce qui ne semble aller nulle part…

Et puis c’est bizarre comme jeu ce n’est pas vraiment comme jouer au docteur, par ce que le docteur dans les jeux d’habitude ausculte partout sauf là, il ne demande jamais d’enlever la culotte et d’ailleurs en y repensant bien il ne déshabille pas lui-même son patient comme c’est le cas là.

 

Incrédule et muette je lance des regards pleins d’interrogations qui restent sans réponses, l’angoisse monte encore et une envie soudaine de partir me prend, et puis ça commence à faire mal, je veux me lever pour partir, mais avant même d’avoir pu finir un mouvement il a compris mon intention et me retient par le bras, j’ai mal il sert trop fort, c’est définitif ce jeu ne m’amuse pas et l’angoisse cède la place à la panique, pourquoi je ne peux pas partir ? Pourquoi j’ai mal ? Pourquoi le regard que je croise face à moi semble si vide et me fait peur, j’ai le cœur contracté sous l’effet de la panique, j’ai presque l’impression qu’il s’est arrêter, j’ai peur, une peur de celles qui vous fais frissonner couvrant votre peau de chaire de poule.

Je veux fuir le plus loin possible courir sans m’arrêter, je tourne la tête pour évaluer la distance qui me sépare de cette maudite porte close, mon dieu on dirait que la pièce c’est étirée depuis que je suis rentrée dedans, elle parait tellement loin cette porte, tellement petite et inaccessible et puis comment me libérer de cette entrave ? que peuvent faire mes petits doigts face à cette mains qui me serre le poignet ? Il est plus fort que moi je le sais.

 

A la peur et la panique viennent se mêler un sentiment d’impuissance, il faut me rendre à l’évidence je suis « prisonnière », et un questionnement, quel est ce jeu dont je n’ai toujours pas compris ni les règles ni le but mais dont je sais qu’il vient de transformer mon camarade de jeu en une personne que je ne connais pas et qui me fait peur, dont je sais qu’il me fait peur et qu’il me tétanise.

Sa main revient se poser à l’endroit qu’elle à quitter quelques secondes avant lorsque j’ai tenté de partir, la douleur recommence, mais il ne me lâche pas le bras.

Il me bouge le bras et je sent quelque chose sous mes doigts, c’est dur et humide mais je n’ai aucune idée de ce que ça peut être, je sais juste que jamais je n’avais toucher quelque chose de ce genre, et le seul sentiment qui me vient par rapport à cette masse que je sens sous mes doigts est le dégout, je ne peux retirer ma main qu’il maintient fermement.

Alors mue par un instinct que je ne me connaissais pas, je commence à me tortiller pour me libéré, à me débattre pour lui échapper.

C’est là que le premier coup tombe, implacable et efficace, je n’ai plus seulement mal au bras et dans ma culotte mais aussi au visage là où le coup est tombé, des larmes commencent à perler aux coins de mes yeux, et avec elles les prémices d’une compréhension des règles, si je ne sais toujours pas ce qu’il me fait, je sais que je ne peux pas partir et que toute tentative pour lui échapper, sera sanctionner par un coup. J’ai compris que je n’ai pas d’autres choix que celui de subir sans broncher ou subir les coups punisseurs en plus du reste.

Je choisis une autre tentative, le coup reçu semble avoir dé-paralyser mes cordes vocales alors je commence à supplier de me laisser partir, le visage baigné de larmes, rien n’y fait, j’ai toujours cette chose chaude qui semble vivante sous les doigts, cette douleur au bras à l’endroit où ses doigts me serrent et surtout cette douleur au niveau du bas ventre qui ne me quitte pas.

Mon corps refuse de se plier à cette règle de soumission et recommence à s’agiter et se tortiller, le deuxième coup tombe cette fois si c’est mon épaule qui est entré en collision avec son poing, une douleur sourde s’y propage masquant un temps celle situé plus bas.

Cette fois-ci j’ai compris, je suis vaincu mes forces m’abandonnent, je ne pourrais pas lutter contre lui, commence alors une sorte de torpeur du fond de laquelle je ne perçois que la douleur, mes larmes continuent de couler machinalement, mais moi je ne suis plus là, je suis noyé dans ma douleur et dans ma peur, poupée de chiffon livré à ses envies, mon âme s’égare dans des limbes que je ne connaissais pas encore et qui pourtant feront bientôt parties de mon quotidien.

J’apprends à les connaître petit à petit, chaque jours elles me sont plus familières parfois j’arrive même à m’y enfoncer suffisamment pour occulter ce qui se passe dans la réalité, d’autres fois c’est comme si leur porte d’accès était verrouillée, comme si elles m’étaient inaccessibles, alors mon corps se rebelle et invariablement les sanctions tombent…

 

Même en dehors de ses « visites » où il prend possession de moi je côtoie de plus en plus ces limbes, ayant une interdiction formelle de parler de ce qui se passe sous peine de recevoir la pire correction de ma vie, et puis quelque part sans savoir pourquoi j’ai honte de ce qui arrive, pour que l’on me fasse mal comme ça j’ai du faire quelque chose de terrible alors si j’en parle on risque de me gronder et de me punir encore plus, si on me fait mal comme ça c’est sûrement que je l’ai mérité, en tout cas c’est ce que je croyais jusqu’au jour où, après des années d’alternance de coups et de plongeon dans les limbes, j’ai appris que tout ceci semblait ne pas être normal, qu’il n’avait pas le droit quoique j’ai pu faire, de me faire ça.

 

J’ai commencé à me rebiffer plus qu’a l’accoutumé, engendrant bien sur sa pluie de coups, mais je n’ai plus 5 ans, non aujourd’hui j’en ai 15 et je sais que j’ai le droit de me défendre, que j’ai le droit de dire stop. Je n’ai plus une force de mouche non plus et j’ai envie de me battre pour que ça s’arrête, je lutte de plus en plus souvent contre lui, petit à petit il perd son pouvoir sur moi.

 

Je l’ai vaincu….

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Paris je vous aime....

 

 Bien décidée à me rendre la vie difficile ma chère amie, c'est toquée un jour de m'envoyer à PARIS, moi pauvre fille de la montagne, en provenance directe d'un petit village de 200 habitants, me voilà larguée sans préparation aucune dans cette jungle urbaine que tout le monde adule....

Première constatation, ça pue ! si si je vous jure mes narines ne s'y sont toujours pas habituées même après 4 ans, ces relents de fumées d'échappement, d'urine, de sueur, de pollution..... Un délicat fumet que mes grosses narines de montagnarde inculte ne supportent pas.
Et pourtant il ne s'agit ici que de l'extérieur les rues et autres avenues et boulevards encore miraculeusement balayés par une légère bise timide qui permet à mes poumons de presque fonctionner.
Il y a Le Métro ! lieu de toutes les rencontres dans ce cadres urbainement bucolique aux murs sales et délavés, fleurant bon l'urine et les parfums de synthèses qui lèvent le cœur des les premières aspirations et jusque tard après en être sortit...

Deuxième constatation ou plutôt gros désappointement, mais où sont passé la faune et la flore ??? Non je parle pas de ces malheureux arbres grillagés bien alignés le long de la rue (ils doivent avoir fait des choses atroces dans leurs vies antérieures pour mériter pareil sort...), ni des deux seules espèces animales en mesure de survivre dans Paris, à savoir le rat, pour qui les poubelles sont mets de choix dans certains quartiers (et oui c'est sûr n'importe quel rat n'est pas en mesure de ce nourrir chez Fauchon, Laduré ou Pierre Hermé.... Surtout à la campagne), et les pigeons, pas ceux qui vivent dans nos forêts que les chasseurs tirent le dimanche matin, plumés par madame l'après midi et servi le soir autour d'une joyeuse tablé, non Le Pigeon Parisien le seul l'unique ! Celui qui à lui seul représente une arme de destruction massive de véhicule ! Le seul pigeon à pouvoir concurrencer bientôt nos vaches en terme de taille de bouses larguées, car il faut le savoir ils ne font pas de petits crottes d'oiseau comme ailleurs, grand dieu non, attention à celui qui est pris en grippe par un pigeon parisien....
Mais de vrai arbres qui font des forêts asymétriques, et vrais animaux comme l'on en voit dans mes montagnes...

Troisième constatation, le Parisien est seul et fait la tronche, dans la rue, dans le métro partout le parisien regarde ses pieds avec un tête, qui, à elle seul, dissuade de toute approche, même pour lui signifier qu'il vient de perdre son portefeuille 50m plus haut...
Si encore ça n'était que ça, mais il faut vite se mettre à faire comme eux, le moindre sourire, le moindre bonjour lancé à la cantonade en montant dans le bus ou métro est vite sanctionné par des regards inquisiteurs et réprobateurs, on devient alors la cible de tous les soupçons, « trop joyeuse, trop gentille pour être honnête celle là ! elle en à sûrement après nos portefeuilles méfiance... »

Et enfin dernière constatation, on voit des choses incroyable pour une pauvre paysanne comme moi (oui oui pour les parisiens tout ce qui ne vient pas de Paris est forcément paysan...), je passerais donc sur le nombre de fois ou je suis tombée nez à nez, dans la rue à la sortie du boulot ou dans le métro, en présences de jeunes et moins jeunes hommes pratiquant la masturbation joyeusement.....
De ceux qui profitent du métro blindés pour se frotter allègrement sur toi et avoir les mains baladeuses et qui parfois te laisse un joli souvenir blanc sur ton beau pantalon tout propre de préférence de couleur foncée sinon c'est pas drôle....
Ceux un peu plus comiques qui profite que la rame soit à quai et les portes ouvertes pour uriner, en toute impunité, sur le quai sans descendre de la rame et se casser la tête a trouver des toilettes....

Du nombre de fois ou je n'ai pas pu rentré chez moi, du moins pas facilement, entre autre celle ou un SDF, pour être politiquement correcte, qui avait réussi à passer les deux portes fermées par un code et une clé de mon immeuble (rien que ça déjà c'est une aberration quand on sait que chez moi il n'y a qu'une porte tout simple, et qu'elle n'est pratiquement jamais fermé à clés même quand il n'y a personne...) et qui s'était gentiment endormit devant ma porte m'empêchant de rentré dans mon appartement, et celle ou je me suis retrouvée nez à nez avec un serpent dans mon entrée d'immeuble avec ma phobie sociale de tout ce qui ressemble de près ou de loin a un serpent, une araignée, un crapaud ou une grenouille je vous laisse imaginé mon état de panique face à ce monstre (bon d'accord certains diront qu'il tenait plus du verre de terre que du boa mais quand même!!!)

Mais ce jour là je crois que j'ai atteint le summum de la poisse, je rentre seule d'un enterrement avec la voiture d'une copine, ne jamais aller seule à un enterrement dans un patelin qu'on ne connais pas surtout avec la voiture d'une amie...
Arrivée à hauteur du stade de France, sur l'autoroute en plein milieu d'un bouchon monstre, genre plus ça va plus j'ai l'impression que je recul...
Je vois d'un coup un truc bizarre clignoter sur le tableau de bord de la voiture, je regarde de plus près, et la l'horreur, l'angoisse, la voiture est en train de me lâcher ! Elle surchauffe sur cette route bondée que je ne connais pas, loin de tout et de tous !
Ne pas paniquer ma fille ne pas paniquer, reste calme et analyse la situation, bien tu est dans un bouchon qui n'avance pas au niveau d'une sortie et la voiture commence à fumer, on se détend ne pas paniquer, non vraiment aucune raison de paniquer la bande d'arrêt d'urgence n'est qu'à environ 300 mètres et tu n'avance pas ! Je ne vois pas pourquoi je paniquerais alors que je roule sous un cagnard pas possible, avec le moteur prêt à exploser, et que je ne pourrais m'arrêter que dans 300 mètres....

15 minutes plus tard, j'ai juste le temps de me mettre sur la bande d'arrêt d'urgence qu'un gros nuage de fumée blanche sort du capot, m'obstruant la vue et s'engouffrant dans la voiture aux fenêtres ouvertes.
Petit moment de panique puisque je suis juste perdue sur l'autoroute en train de m'asphyxier dans la voiture d'une amie, et que vue le monde j'ai donc le temps de mourir 500 000 fois avant qu'une dépanneuse arrive...
Que c'est pas ma voiture et que comble de la poisse je n'ai pas les papiers vu que mon amie a oublié de me les filler avec les clés et ma batterie de portable est presque HS....
O Monde cruel pourquoi moi ?????

Je me calme analyse la situation et prend mon courage a deux mains, on dit bien aide toi et le ciel t'aidera, alors je me sort les doigts du cul que je sort de la voiture et pas rassurée remonte l'autoroute jusqu'a une borne SOS, pour hurler mon désespoir à une bonne femme ayant 2 de tension, calée sous sa clim avec les mots fléchés du 20minutes sur le bureau, visiblement je la dérange, mais excusez moi du peu je vais mourir d'un instant à l'autre écrasée par un 36 tonnes roulant à 2km, alors excusez moi du peu mais à cette vitesse là ma mort sera lente et douloureuse donc oui je panique !!!
Après 10 minutes d'explications et de crises d'hystéries à la borne, je reviens miraculeusement vivante et entière jusqu'à la voiture pour une longue attente, sous le regard goguenard des autres automobilistes.
Automobilistes qui parfois on eu un petit sourire compatissant pour moi....

Après une demi-heure interminable je vois enfin la dépanneuse pointé son nez.
Soulagement de courte duré quand je me rend compte que le monsieur, un quadra bien tassé, est plus intéressé par ma poitrine que par la route....

S'en suit 20 minutes de bouchons, alors que nous sortions enfin de cette colonne de voiture morbide, un appel de CB retentit et nous voilà repartis dans l'enfer autoroutier, obligé d'aller chercher un autre poissard du jour que sa courroie de distribution a lâché, pas très loin de là où l'on m'avais repêcher un peu plus tôt...
Et voilà retour à la case départ, autant dire que dans une cabine de dépanneuse, sans ceinture, et avec un dépanneur a l'air pervers-bovin le temps semble très très long....

Arrivé à la fourrière lieu glauque et perdu au possible bien évidemment, je ne fais pas la fière...
Et comme c'est encore un de mes grand jour de chance et que je n'ai pas les papiers de la voiture, qui ont préférés rester bien au chaud dans le sac à mains de mon amie...

S'en suit 50 coups de files interminables, pour tout arranger et du coup l'autre poissard est déjà partie depuis trois plombes quand l'assurance annonce enfin qu'elle prend tout en charge, et donc que je vais pouvoir partir ! Comment je sais pas mais je vais enfin pouvoir rentré chez moi! Euphorie de courte durée, il fait noir, je suis dans un coin paumé ou en dehors de bureau fermés et de cette fourrière glauque tenue par l'homme au regard pervers-bovin il n'y a rien aux alentours...

Là le dépanneur propose de me ramener chez moi, euh comment dire non pas là merci, pas vraiment envie de me retrouver de nouveau seul dans un habitacle réduit en sa compagnie...
Heureusement l'assurance appel pour dire qu'elle m'envoi un taxi et qu'il serait la dans 15minutes, aller courage plus que 15 minutes à tenir, qu'est ce que 15 minutes de plus dans une journée de poisse....
Bon finalement 15 minutes c'est très très long quand on attend, avec une pointe d'impatience... Et c'est amplement suffisant pour que l'autre énergumène tente de récupéré mon numéro de téléphone, et entame un plan drague de derrière les fagots...

Le taxi arrive enfin je saute dedans trop pressée de partir et de rentré chez moi il est un peu 21h passé quand même, et la journée a été longue et éprouvante....

Tout va bien, je commence enfin à me détendre un peu, jusqu'a ce que le chauffeur du taxi s'y mette lui aussi (décidément ça devait être le jour de ma fête dans une de mes pitoyables vies antérieures...), repetit moment d'angoisse le portable est définitivement mort et je suis coincé dans un taxi qui roule à vive allure pour je ne sais où (vais quand même pas sauté en route pour lui échappé, encore que si il devient trop louche pourquoi pas comme dans les films, et tant pis pour les côtes et autres os cassés lors de la chute....).
Après cinquantes déclinaisons d'invitations à boire un verre dans l'un des nombreux bars qui jalonnent la route, le chauffeur, peur de rien, propose d'acheter une bouteille dans une épicerie encore ouverte et d'aller la boire chez moi bien évidemment....
Re-refus, et grosse panique à bord je ne reconnais pas où je suis surtout qu'il fait nuit, il est 22h et je suis enfermé dans ce taxi, donc même pas la peine de hurler personne ne m'entendra...
Je verifis pour la 100000000ème fois mon téléphone qui reste désespérément HS.
Cette foutus batterie de téléphone soit disant hight tech n'est même pas foutus de s'auto recharger en cas d'urgence, il faudra qu'un jour je songe à m'en plaindre au revendeur !

J'en suis à ma nième vérification quand je vois enfin ma porte au loin, je ferme les yeux les rouvre pour être sûre de ne pas rêver, et non c'est bien ma porte qui se rapproche devant moi, se rapproche encore et se retrouve derrière moi et s'éloigne....
Hystérique je saute sur la banquette en cuir du taxi en hurlant que c'était là qu'il doit s'arrêter et me laisser descendre....
Ce qu'il finit par faire 800 mètres plus loin devant un bar avec toujours en tête l'idée d'aller boire un verre.....
J'en profite pour sauter du taxi et m'en éloigné le plus rapidement possible sans payer ni rien, je cours et me retourne régulièrement pour m'assuré qu'il me suit.
Soulagé je le vois démarrer et partir au loin.
Ma porte n'est plus qu'à 100 mètre je commence à respirer un peu mieux.
C'était sans compter sur cette machiavélique schkoumoune qui garde toujours une carte dans sa manche au cas où !
Alors que tout semblait calme et que ma porte se rapprochait rassurante et prête à m'accueillir en son sein, je me fait abordé par un homme à l'air patibulaire, et là c'étais trop pour moi les nerfs ont lâchés, elle avait gagné, elle m'avait eu à l'usure je jette les armes et craque complètement, je me met à rigoler comme une débile, devant l'air surpris de l'importun je comprend que tout n'est peut être pas perdu !
Je le regarde et entre deux fous rire nerveux je lui dis que pour ce soir j'avais déjà largement donné, avant de disparaître en vitesse dans mon hall d'immeuble.
Il est 23h je suis saine et sauve, et un peu beaucoup hystérique, enfin au bord de la BDA........

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Avis de recherche....

 Avis de recherche

 

Ce jour nous sommes toujours en investigation à la recherche de la susnommée Schkoumoune, pour le délit de tentative de meurtre avec préméditation sur la personne de moi même.

Le délit remonte à 13 ans, il est à noté que compte tenu de la gravité des faits qui lui sont reproché l'accusé ne pourra bénéficier de délai de prescription, et les évènements se sont déroulés comme suit:

18h arrivé de la victime alors âgée de 11ans arrive à son cours de catéchisme, tout se déroule normalement, hormis un ou deux avions volants, une ou deux boulettes de papiers non identifiées traversant la zone aérienne de la salle.....

19h sortie du groupe de jeune surexcité par leur libération salutaire. Début d'un jeu de "chat perché" dans la fraicheur de cette nuit hivernale.

19h15 attaque violente et vicieuse de l'accusée qui arme le bras d'une de ces pauvres âme innocente prise au jeu, la jeune C, qui sous l'impulsion meurtrière de l'accusé se baisse amasse une poignée de cailloux, et tire à bout portant sur la victime. Laquelle victime est alors face à son agresseur la bouche ouverte pour reprendre son inspiration, sans se douter le moins du monde qu'il s'agit peut être de la dernière.

19h16 entrée du projectie dans l'organisme de la victime, le dit projectile se fraye alors un chemin jusque dans la sous-bronche gauche de la victime et se bloque juste à l'entrée du poumon. 

 19h30 la victime est conduite d'urgence à l'hôpital, après de nombreuses et interminables négociations avec sa mère qui ne trouvait pas que la situation était suffisamment grave pour justifier une hospitalisation, malgré la difficulté respiratoire manifeste de la victime.

19h35 arrivé à l'hôpital et début des examens. Qui à première vu ne révèle rien de grave jusqu'à ce que l'interne se décide à mettre ses lunettes et voie le projectile en suspend à l'entrée du poumon.

19h35 et 30 seconde Bran le bas de combats aux urgences, la victime est immobilisée sur le brancard et est déclaré intransportable, le moindre choc pouvant faire basculé le projectile dans le poumon.  Appel d'un chirurgien spécialisé pour le faire venir en urgence par hélicoptère afin qu'il extrait le projectile meurtrier.

19h40 Début de panique chez la mère de la victime qui prend enfin conscience de la gravité de la situation, elle est alors passé par différents stades de couleurs de peau, du rose normal elle nous a fait le violet puis le vert pour finir blanche comme une merde de laitier comme on dit chez nous.

20h préparation de la victime pour l'extraction lavage à la bétadine, mise ne place de la salle d'opération, arrivée de la victime en salle d'opération, pose des électrodes pour l'élécrtocardiogramme, anesthésie tout ça tout ça... 

20h45 arrivé du Chirurgien au bloc

21h30 fin de l'opération tout c'est bien passé. sortie du bloc la victime à récupéré le projectile en souvenir...

Le lendemain la victime est stable et  toutes les constantes sont bonnes elle est tirée d'affaire.

L'accusé à raté son coup mais cours toujours, si vous la voyez ou êtes susceptible de détenir des informations pouvant faire progresser l'enquête contactez nous de toute urgence....

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L'incident spirituel...

 

 

Oh oui elle aimait ça me donner des idées qui me retombaient dessus, comme cette autre fois, où les B. étaient là pour passer le week-end, la famille B. Les meilleurs amis de mes parents et leurs enfants: ma meilleure amie d'enfance Audrey et son petit frère mon Ptit Ro a moi.

Les adultes avaient l'habitude de prendre l'apéro dans le salon et j'avais remarqué à plusieurs reprise une chose incroyable, ils buvaient un sirop magique !

Oui oui magique il étaient transparent et devenait blanc quand on mettait de l'eau dedans !! En plus il sentait bon la noix de coco, ça ne pouvait pas être mauvais ni dangereux puisque nos parents en buvaient.

Nous avions nos jus d'oranges pendant qu'ils buvaient en traîtres entre eux le sirop magique, plus le temps passait plus ce sirop m'intriguait et m'attirait.

Après de long palabres ils ont finit par monter à l'étage faire a manger, laissant en plan sur la table le fameux sirop magique, c'était le moment ou jamais d'en profiter et de goûter nous aussi de délicieux et précieux nectar.

Après concertation avec mes comparses nous nous mimes en route vers la table avec nos verres vides, je pris la bouteille après un grand cérémonial eut égards à son importance et sa rareté, j'en versait un fond dans chaque verres, avant d'y ajouter l'eau du robinet, permettant à la magie d'opéré et transformant ainsi ce liquide quelques secondes plus tôt transparent en un liquide blanc et opaque, très certainement un sorte de lait de fée ou d'elfe quelque chose comme ça.

Avec toute la déférence dû à cette boisson divine nous bûmes dans un silence religieux, ça n'était pas mauvais quoique un peu fort, on sentais bien la noix de coco mais quelque chose de fort derrière, indéfinissable mais pas désagréable, et puis une sorte de chaleur diffuse et de bien être nous envahit petit à petit, une euphorie nous submergeait alors que nous remontions vers les parents qui nous appelaient pour manger.

Une euphorie qui redescendit bien vite lorsque Ptit Ro déclara que nous avions bu du sirop à la noix de coco magique sur un ton bizarre, sa mère intriguée s'approcha de lui et demanda qui avait trouvé ce sirop, et c'est en lui soufflant son haleine alcoolisé dans le nez que Ptit Ro dit fièrement que c'était moi.

La lueur dans les yeux des parents était loin d'être aussi fière que celle de Ptit Ro quelques secondes avant, au contraire j'ai vite compris lorsque les cris on commencer à sortir que finalement le sirop magique n'était probablement pas une si bonne idée que ça et que ça devait encore être un coup de cette vieille harpie de schkoumoune.

Mais trop tard les parents avaient découvert la bouteille de Malibu coco ouverte, par terre au milieu de nos petits verres sagement aligné en rond comme une aura entourant la divine bouteille, responsable de nos yeux brillants et de nos relents d'alcools gastriques...


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La montagne ça vous gagne....

 

 

Mais mon ennemie perfide ne poussait pas que les autres, non parfois lorsqu'elle sentait que je n'étais plus sur mes gardes, c'est moi qu'elle venait tenté et pousser à la faute.

Ces idées délicatement introduites dans mon esprit avaient toujours l'air d'être de bonnes idées à première vue, la réaction de mes parents démentait bien souvent cette première impression, qui a dit que la première impression était toujours la bonne ?

C'est comme ça qu'un après midi d'été, je jouais dans ma chambre avec mes playmobiles quand il m'a pris une envie de les faire skier, oui mais ça n'étais pas très réaliste sur la moquette rose de ma chambre et puis le sol de ma chambre restait désespérément plat, mes pauvres playmobiles comment pouvaient t'ils y croire alors qu'il n'y avait pas de pente et que la couleur rose de la moquette démentais toute possibilité de présence de neige, non je ne pouvais pas les laisser dans ce désarroi le plus totale, il fallait que je fasse quelque chose mais quoi ?

Comment pouvais-je, moi petite fille de 8 ans leur amener une montagne de neige dans ma chambre en plein été ?

C'est là après 10 minutes de ce questionnement existentiel extrêmement important que l'Idée m'est apparue une solution parfaite, à portée de ma main, réalisable de suite pour le plus grand bonheur de mes playmobiles, ça y est je tenais l'idée de génie qui leur permettrait de faire du ski en été.

Oui Einstein et sa relativité à côté de mon idée c'était de la gnognotte, j'allais au moins décrocher le prix Nobel avec ça ! C'est tout à ma joie que j'allais chercher le matériel nécessaire à la confection des plus belles pistes de ski d'été du monde, oui ma station de ski serait parfaite.

Et elle le fut oui, la joie de mes playmobiles était manifeste, les ski glissaient bien sur cette neige improvisé, les pistes parfaitement bien délimitées et praticables, les chutes amorties par la matière des cette neige miraculeuse, oui tout était parfait.

Tout se passait à merveille jusqu'à ce que la tornade vienne tout ravagé, oui c'est l'impression que j'ai eu, une tornade dans ma chambre comment aurais je pu prévoir que ma carrière de fondatrice de la première station de ski d'été allais voler en éclat et se stopper net à ce moment là ?

Ce moment fatidique ou ma mère est entré dans ma chambre et c'est transformée en tornade hurlante en voyant les deux kilos de sucres en poudre de sa réserve répandu sur la moquette rose, formant de façon artistique des pistes de ski à travers toute la chambre, de vertes, des bleus, des rouges et même une noir pour les meilleurs skieur playmobiles !

Oui mais ça elle ne l'a pas vue, avec son esprit réducteur elle n'a vue que les deux kilos de sucres incrustés, par le passage répété des playmobiles pendant des heures, dans la moquette neuve, et la difficulté qu'elle aurait à tout faire disparaître, ne voyant que le fait qu'elle allait être obligée de louer une shampouineuse pour ravoir la moquette correctement, et que son stock de sucre d'avance était foutus....


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Perfide jusqu'au bout des ongles

 

 

Pour bien faire il fallait ne pas mettre tous ces œufs dans le même panier, non c'eu été insuffisant de juste envoyé l'eczéma combattre pour elle et en rester là, elle est joueuse et puis il fallait bien corsé un peu les choses, comme dans les jeux sur ordinateur et console plus on avance plus les niveaux à passer sont durs... Dans son jeu aussi il fallait que les choses évoluent et si possibles se corsent.

Alors tel un mineur exploitant tout les côté du filon pour en tirer un maximum d'or, elle a exploité toutes les facettes de ma famille pour m'isoler et me mettre à sa merci.

Tout d'abord repéré la bonne veine, une mère absente plus préoccupée par son travail que sa famille, un mère travaillant trop et tenant plus du fantôme de passage qu'autre chose, une mère qu'on appel maman par ce qu'on nous a appris à l'appeler comme ça.
Maman un mot rester pour moi longtemps avec une signification erroné, un mot n'ayant pas le même sens dans ma bouche que dans celle des mes camarades, longtemps maman était pour mois un dame qui dors dans la même maison que moi, qui part tôt le matin et rentre tard le soir, une dame qui crie souvent et parle fort dans cette chose collée à son oreille qu'elle ne lâche presque pas, a peine pour manger et tout juste pour dormir, chose qu'elle garde a porté de mains en permanence même la nuit, ce drôle d'objet qui sonne lorsqu'il n'est pas collé à son oreille, le téléphone, on le croirait inventé pour elle pour qu'elle puisse s'intéresser à tout le monde sur terre sauf a nous qui vivons avec elle, sauf a moi.

Oui une veine de départ parfaite pour son plan d'attaque suivant, la mère étant déjà hors jeu il ne reste plus qu'a éliminer le père, tout du moins l'occuper un peu pour qu'il ai moins de temps à me consacrer, lui donner une raison de partager son temps libre en deux, et isoler petit à petit sa victime.
C'est comme ça que je me suis retrouvée affublé d'une sœur, idée qui peut sembler sympathique de prime abord, et que l'on tente de me vendre comme l'étant.
Passer les premiers émois devant cette petite tête brune a l'air inoffensif, je suis vite aperçu de la supercherie, le cauchemar à commencé par des hurlements jours et nuits, une véritable alarme ambulante, le moindre regard et tel un détecteur de mouvement la sirène retenti, la moindre sensation de faim, la moindre contrariété, la moindre impression de ne pas être le centre d'intérêt de ses parents et c'est une pluie de décibels qui s'abat sur la maison.

Ca ne c'est pas arranger lorsqu'elle a grandit, toujours des cris, des hurlement et une voie aigue ne pouvant s'exprimer en dessous de 150 décibels...
Toujours en train de me chercher, et maîtrisant l'art d'enchaîner les bêtises tout en faisant en sorte de faire retomber la faute sur moi, ce qui ne manquait jamais.

Comme cette fois où, je regardais tranquillement la télé rêvant seule assise sur le canapé, comblant ma solitude avec cette boite à images qui attisait et régalait mon imagination, emplissant ma tête de merveilles, de princes charmant, de princesses, d'elfes, fées et autres personnages magiques.
Toute à ma rêverie je n'ai pas vue le petit démon, poussé et inspiré par la schkoumoune qui s'amusait grandement de ce petit jeu, venir jouer avec le filtre de l'aquarium, le cher aquarium de papa remplis de poisson magnifiques au couleurs merveilleuses que papa chérissait tant et dont il prenait grand soin.
Avec ses petites mains inspirées elle commence à jouer avec la fermeture du filtre, et je détache et je rattache et je détache et je rattache et je détache et je rattache, quel joli bruit c'est marrant ce clip et ce clap, et je détache et je rattache et je détache et je rattache et je détache et oups impossible de rattacher le couvercle du filtre, tiens c'est quoi cette eau qui sort ?

J'imagine le petit rire de victoire commençant à monter chez mon harceleuse préférée, mais avant de rire à gorge déployé il fallait qu'elle enjoigne la sœur à partir en lui susurrant à l'esprit qu'elle venait de faire une bêtise et qu'il vaudrait peut être mieux qu'elle disparaisse avant que quiconque s'en rende compte, car comme le dit le vieille adage « pas vu pas pris ».

C'est après avoir laisser la moitié de l'aquarium se vider, une bonne cent cinquantaine de litres d'eau se répandre dans tout le salon, qu'elle c'est décidé à envoyé ma mère dans l'arène, prise d'une envie subite de venir voir si je ne faisais pas de bêtise elle est descendu pour constater les dégâts et moi, au milieu, trônant sur mon îlot de fortune, toujours absorbée dans mes rêveries.

Rêveries dont j'ai été tiré violemment par les hurlement de ma mère face à la catastrophe naturel qui se déroulait sous ses yeux, oui le déluge venait de s'abattre dans son salon et la seule responsable en vue n'était autre que moi sur mon arche de fortune tentant inconsciemment de sauver ma peau de la noyade ainsi que celle de mes peluches les plus fidèles...

Fort heureusement pour moi les poissons furent sauvés à temps de l'asphyxie, ainsi j'échappais à l'accusation de meurtre avec préméditation, et n'était jugé que pour tentative d'homicide, échappant de ce fait à la punition suprême, la plus redouté dans la maison en tout cas par moi, la plus douloureuse aussi psychologiquement et physiquement, oui une punition alliant la douleur physique à la douleur morale, celle causée par le martinet venant caresser délicatement mes fesses, du bout de ses lanières de cuirs,