Lundi 18 Aout 2008
La SNCF à nous de vous faire préférer le Train....
A peine monté dans le train jeudi soir, avec un air de vacances pour ce week end de trois jours que j'ai finalement réussi a prendre enfin imposé surtout avant de finir 6 pieds sous terre... Que la voix du chauffeur nous annonce gentiment que nous auront du retard et que suite à la chute inopiné d'un caténaire sur la voie nous allons être déroutés par Aix les Bains ce qui nous fait un léger détours donc un léger retard à ajouter au retard du départ...
Déjà ça commence bien mon week end tant attendu se trouve déjà amputé d'une demi heure alors qu'il n'a même pas commencé et que je ne suis même pas partie de Lyon....
Nous arrivons finalement à partir après avoir relargué non sans des cris de protestations toutes les personnes voulant aller entre Lyon et Chambéry puisque qui dit déroutage dit pas d'arrêt aux gares prévus dans cet intervalle...
Je commence à me détendre quand, nous nous immobilisons au milieu de nul part, j'essaye de repéré où je suis mais ne voit que des champs de maïs autour de moi, nous voilà arrêtés sans raison au milieu de la pampas et ce foutus conducteur qui ne prend 2 secondes pour nous expliquer la raison de cet arrêt qu'après 15 min interminables d'attente dans l'angoisse, comme vous pouvez vous l'imaginer, et nous avions raisons de nous angoisser nous sommes arrêté par une défaillance du train, le conducteur bidouille pour pouvoir nous emmener à la prochaine gare où l'on pourra nous réparer.
Après un autre interminable quart d'heure le train s'ébranle enfin, et mon week end se retrouve amputé d'une autre demi heure...
Et ce n'est pas finis puisque arrivé à la gare la plus proche il nous faudra encore attendre l'intervention des mécaniciens avant de pouvoir repartir une demi heure plus tard...
Tout semblait aller de nouveau bien je voyais les gares se succéder me rapprochant à grande vitesse de mon chez moi, quand à 40minutes de chez moi le wagon est envahit d'une odeur insoutenable de plastique brulé, notre premier réflexe est de fermer les fenêtres pensant que l'odeur vient de dehors, mais ça empire et force nous est de constater que ce n'est pas dehors que ça brule mais dans le train...
Petit mouvement de panique, réouverture des fenêtres pour pouvoir respirer et tentative de mettre la mains sur un foutu contrôleur, sont jamais là quand on a besoin d'eux ceux là...
Il fait une fois le tour du wagon pour constater juste qu'effectivement ça pue le cramé et qu'on est en train de nous intoxiqué, une gare passe mais on nous dit de ne pas descendre qu'il ne sert à rien de s'affoler...
Nous roulons donc toujours dans cette odeur qui pique les yeux et prend à la gorge, le contrôleur part chercher un de ses comparses et ils commencent à inspecter le train pour trouver l'origine de l'incendie qui brule manifestement quelque part, une deuxième gare passe sans que le train s'arrête pour autant, et oui comme ils n'ont pas identifié l'origine ni le lieu de l'incendie, malgré l'odeur et le léger voile de fumé qui imprègnent les lieux ils estiment qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter et que tant qu'il n'ont pas d'autres preuves d'un incendie il n'y en a pas...
Plus qu'une gare et je suis chez moi, je croise les doigts pour y arriver sans encombre, avant que mon wagon ne soit bloqué au milieu de nul part ou pire sous l'un des tunnels qui me séparent encore de chez moi, en feu, d'arriver avant que les plus nerveux des passagers qui sous l'angoissent sont comme des Lions en cages...
Par je ne sais quelle heureux hasard j'arrive saine et sauve, intoxiquée et avec plus d'une heure et demi de retard certes, mais sauve chez moi.
Le week end se passe sans heurt, j'en oublierais presque ma mésaventure de jeudi soir.
C'est confiante que lundi matin (ce matin donc) je remonte dans le train qui va me ramener à Lyon, mais c'était sans compter sur ma schkoumoune toujours fidèle au poste, la première heure se passe sans encombre et je ne me doute de rien quand le train arrive en gare de Chambéry, à ce moment là je pense encore utopiquement que tout va bien se passer et que je serais à l'heure au travail...
Le train s'immobilise à quai des voyageurs descendent cédant la place à ceux qui montent.
Alors que nous devrions déjà être repartit la voix du conducteur retentit à travers ces haut parleur miniatures incrustés dans le plafond, il nous annonce que nous sommes bloqués à quai pour une vingtaine de minutes, un train à du retard et nous ne pouvons pas passer sur l'unique voie sortant de la gare tant que celui çi n'est pas arrivé.
Je prend mon mal en patience, bon 20 minutes ce n'est pas si grave je passerais pas poser ma valise chez moi et irais directement au boulot avec tant pis, ça va le faire...
Nous repartons enfin, le train roule un petit quart d'heure quand il s'immobilise de nouveau au milieu de nul part, décidément les trains aiment bien s'arrêter au milieu des champs de maïs, ce ne sont pas les mêmes qu'a l'allée mais ça reste des champs de maïs quand même qui nous entourent...
On nous annonce immédiatement que ce n'est rien juste un arrête de service et que nous seront repartis dans 2 minutes, ouf j'ai faillis penser au pire...
Oui mais 15 minutes plus tard nous sommes toujours arrêter au même endroit, la SNCF à la minute longue je crois...
Re la voix du conducteur, finalement l'arrêt de service de 2 minutes c'est transformé en arrêt à durée indéterminé le train juste devant nous est en panne sur la voie et ne peut repartir.
attente interminable appels au boulot de toute part, moi y compris, pour annoncer que nous aurions nous aussi un retard indéterminé au boulot...
Léger emportement de ceux qui ont une correspondance à prendre à Lyon....
après une dizaine de minutes on nous annonce qu'il va falloir que la rame en panne devant nous soit enlever du rail car il ne peut repartir et que l'opération va devoir prendre une heure, nous n'aurons qu'un retard de presque 2h sur l'horaire prévu, peanuts bien sure, et que pour ceux qui ont des correspondances elles ne seront pas assurées il l'auront dans le .... baba bien sure.
L'impatience monte au sein des passager qui ne guettent qu'une chose, de voir poindre le bout du nez d'un contrôleur pour le lyncher sur la place publique, il nous reste 2 heures avant l'arrivée à Lyon, largement le temps d'en faire de la chaire à saucisse...
L'heure d'attente fut longue, l'heure de trajet restant aussi...
mais la série catastrophe était finie enfin!
Le contrôleur à bien faillit mourir vraiment quand il a annoncé qu'aucun billets sur ce train ne serai remboursé, pas même partiellement, malgré les désagréments endurés, ben oui on rembourse pas les billets sur un TER quelque soit le temps de retard, les correspondances loupés ou autre Aléas comme ils disent (moui enfin 2 fois en presque 3 jours je sais pas si on peut encore appeler ça des aléas...), on n'avait qu'a prendre le TGV si on voulait être remboursé!!!
Ah merci la SNCF à eux de nous faire préférer le train.....
Par Claire, Lundi 18 Aout 2008 à 20:29 GMT+2 dans Ma rubrique















